L’EuroSoviet, ici par le biais de sa “Cour de Justice”, interdit toute publication de contenu RT, y compris à but non lucratif et informatif. Au nom de la lutte contre la propagande russe, motif débile s’il en est car il est parfaitement légitime, pour un public embrigadé dans un conflit qu’il n’a pas choisi (nous), de savoir ce que pense et dit “l’ennemi” désigné, et de comprendre à quel point notre propre “camp” nous abreuve de sa propre propagande.
Le bolchevisme européen (technocratie sociopathe et totalitaire, à l’image du bolchevisme soviétique) a besoin de la guerre pour justifier son oppression et son rejet des principes fondateurs au nom d’une “lutte civilisationnelle” face à un ennemi construit de toutes pièces par l’Otan et les US depuis 2008. L’évidente logique de la coopération entre l’Europe et la Russie, déjà bien comprise par De Gaulle puis par les chancelleries allemandes jusque Merkel, s’est heurtée à la logique de domination américaine et otaniste, qui a toujours voulu briser ce lien et y est parvenu grâce à la coopération des nouvelles “élites” européennes inféodée aux intérêts américains. À nos dépens et surtout aux dépens des Ukrainiens, chair à canon dont la vie ne compte pas.
Texte de la “Cour”:
“L’interdiction de diffuser le contenu de la chaîne Russia Today s’applique également à un site web accessible gratuitement au public.
L’applicabilité de cette interdiction ne dépend ni de l’exercice d’une activité lucrative ni de l’étendue ou de la durée de la diffusion.
En Allemagne, trois personnes font l’objet de poursuites pénales pour avoir diffusé, à plusieurs reprises, des vidéos de la chaîne RT – Russia Today Germany sur un site web accessible gratuitement au public.
Dans l’ensemble de l’Union européenne, les « exploitants » ne sont pas autorisés à diffuser le contenu de cette chaîne en raison des mesures restrictives adoptées à son encontre dans le cadre de l’agression militaire de la Fédération de Russie contre l’Ukraine.
La juridiction allemande saisie des poursuites pénales éprouve toutefois des doutes quant à la portée de cette interdiction. Elle cherche à déterminer si les trois personnes concernées peuvent être qualifiées d’« exploitants » alors que le site web en question était accessible gratuitement et financé uniquement par les dons de ses utilisateurs. Cette juridiction a donc saisi la Cour de justice à ce sujet.
La Cour a répondu qu’il est indifférent que la diffusion du contenu prohibé s’inscrive ou non dans le cadre d’une activité économique. La notion d’« exploitant » recouvre, dans le contexte présent, toute personne responsable, directement ou indirectement, de la mise à disposition du contenu prohibé, y compris dans le cadre d’une activité non rémunérée ou de l’exploitation d’un site web financé par des contributions volontaires de tiers. La Cour précise également que cette qualification ne dépend ni de l’étendue ni de la durée de la diffusion.
Seule cette interprétation permet, comme le législateur de l’Union l’a envisagé, d’empêcher la diffusion de la propagande mise en place par la Fédération de Russie et, partant, de protéger l’ordre et la sécurité publics dans l’Union européenne.”
Ceux qui, en URSS, refusaient le joug propagandiste avaient recours aux Samizdats, ces écrits et dessins “non conformes” qui circulaient sous le manteau. Ne jetez pas vos crayons.


