La stupidité des sanctions européennes.
Comment s'en sortir avec des cons pareils ?
Euractiv, site d’info sur la politique européenne, publie un article sanglant sur la politique de sanctions contre la Russie. Il met en scène une UE en 2050 toujours sous le joug de von der Leyen, présentant le 137eme package de sanctions inutiles après 28 ans de guerre en Ukraine...
L’argument est que les sanctions n’ont jamais gagné une guerre, et l’exemple de l’Iran saute aux yeux.
Extrait: “Après près de quatre ans et demi de guerre à grande échelle – une période plus longue que la Première Guerre mondiale – et de nombreuses fausses prédictions sur l’effondrement économique imminent de la Russie (il faut rappeler que von der Leyen a déclaré que le secteur financier moscovite était sous « survie » en 2022), cela (l’inutilité des sanctions) devrait être évident.
On peut dire que cela aurait dû être clair dès le début de la guerre.”
Cela l’était pour ceux non soumis à la propagande UE/Otan, souvent considérés “pro-russes” par la bien-pensance et dont le crime est d’avoir un minimum de culture géopolitique et historique.
Extrait: “Alexander Kolyandr, chercheur principal non résident au Centre for European Policy Analysis, note que les dirigeants de l’UE n’ont pas reconnu que l’économie russe a profondément changé au cours des quatre dernières années. Alors que le principal défi de Moscou en 2022 était de trouver des marchés non européens pour ses exportations et importations, ses principaux problèmes sont désormais majoritairement macroéconomiques.
Selon Kolyandr, ces problèmes pourraient être aggravés par la tentative d’accélérer les sorties de capitaux et la « fuite des cerveaux » des jeunes Russes. Cela nécessitera cependant d’encourager les Russes à voyager en Europe, plutôt que de les décourager. En d’autres termes, exactement l’opposé de ce que font les sanctions actuelles en Europe.
« Si vous refusez massivement aux Russes l’accès à l’Europe, cela signifie simplement qu’ils dépensent leur argent à Sotchi, ou ailleurs en Russie, plutôt qu’à l’étranger, ce qui signifie des sorties de capitaux », explique Kolyandr.
« Et je préfère voir un doctorant russe intelligent en physique ou en mathématiques faire quelque chose d’utile à Munich, Paris ou Londres, plutôt que de travailler à Moscou, augmentant le PIB et la productivité du pays. »
Encore plus important que le fait que Bruxelles surmonte sa réticence à accueillir des Russes en Europe (ou à permettre aux riches Russes d’acheter plus de produits de luxe européens, ce qui augmenterait aussi les sorties de capitaux) est qu’elle reconnaisse l’évidence : le succès de l’Ukraine sur le champ de bataille, plutôt que la pression économique, déterminera finalement si et quand Poutine sera prêt à négocier.” Fin de citation.
La Russie étant une puissance nucléaire qui risque, après Poutine, de subir un régime d’extrême droite nourri par les frustrations et la haine de l’Occident vu (avec raison) comme russophobe et pro-Zelensky, lui-même vu comme une résurgence illégitime de l’Ukraine nazie tueuse de Russes, il n’y aura pas de recul russe et faire mine d’y croire invalide en fait toutes ces analyses. On peut juste espérer une situation à la coréenne, un front gelé imposé par la fatigue des populations ukrainiennes et russes.
Que ferait un leadership européen intelligent, conscient des vrais problèmes et non corrompu par ses attaches à l’appareil militaire et financier américain? Prendre en compte les vrais intérêts des populations européennes, s’opposer au massacre des Ukrainiens et définir avec la Russie un status quo. Tout le monde se fiche bien, ici, que la population du Donbass (majoritairement russophone) soit sous contrôle russe, l’enjeu est sur l’accès aux ressources naturelles et, surtout, garantir la domination atlantiste en rompant toute possibilité de coopération entre l’Europe et la Russie.
Dénoncer cette politique atlantiste, et donc remplacer l’Otan par une défense partagée au profit des Européens, serait un élément central d’une politique intelligente dont on ne peut malheureusement que rêver.


